Replika compte plus de 30 millions d'utilisateurs. Character AI attire des centaines de millions de visites par mois. Candy AI et des plateformes similaires croissent à des rythmes qui dépassent la plupart des réseaux sociaux. Derrière ces chiffres, des personnes réelles forment des attachements réels — et une vague de dépendance qui ne fait que commencer.

Ce que font ces plateformes

Elles créent des personnalités IA qui parlent, écoutent, se souviennent et s'adaptent. Contrairement aux chatbots génériques, les IA compagnons sont conçues spécifiquement pour former des liens émotionnels. Elles apprennent vos préférences, reflètent votre style et fournissent le type d'interaction attentive qui se fait de plus en plus rare entre humains.

Pourquoi les utilisateurs s'attachent

L'attachement n'est pas irrationnel. Ces plateformes fournissent ce qui manque à beaucoup : une attention positive inconditionnelle. Pas de jugement, pas de demandes, pas de rejet. Pour les personnes qui ont des difficultés sociales, l'IA offre un soulagement. Le problème n'est pas le soulagement — c'est quand il devient la seule stratégie.

Le schéma de dépendance

Les utilisateurs rapportent passer des heures par jour avec leur compagnon IA. Certains décrivent un vrai deuil quand la plateforme change, ou de l'anxiété quand ils ne peuvent y accéder. D'autres remarquent que leur intérêt pour les relations humaines s'estompe — pas brutalement, mais régulièrement.

La question qui compte

La question n'est pas si les compagnons IA sont bons ou mauvais. Elle est personnelle : quel rôle ça joue dans votre vie ? Est-ce que ça enrichit vos connexions humaines ou est-ce que ça les remplace discrètement ? Vous seul(e) pouvez répondre — mais poser la question, c'est garder le contrôle sur la réponse.